Extrait du livre "Aimons la Vie. Co-créons un monde meilleur" éditions ADA inc Canada
11) Se libérer des poissons de l’aquaculture dévastatrice
Les océans sont pillés, les espèces de poissons en chute vertigineuse, la fausse bonne solution est l’élevage intensif, que l’on appelle aquaculture. Les fermes d’aquaculture utilisent comme nourriture de la farine de poissons gras, comme l’anchois du Pérou, les sardines et les harengs. Comme nous le savons, les graisses animales sont aussi le lieu de stockage des déchets et toxines. Nos mers et nos océans sont nos poubelles ce qui fait des poissons gras, les poissons les plus pollués. Jamais un poisson non carnivore dans son état naturel ne consommerait des harengs, anchois et sardines. C’est cependant le cas en aquaculture. Résultat : les poissons qui se retrouvent en bout de chaîne alimentaire, concentrent les toxines et les déchets.
Soutenir cet élevage, c’est participer au pillage des mers car pour obtenir 1kg de poisson d’élevage, il faut lui faire consommer 4 kg de poissons rendus en farine. Absurde !
Cet élevage est concentrationnaire et donc particulièrement polluant. Les déjections des poissons sont concentrées et ainsi, plus de 50 % du phosphore des zones côtières de Norvège provient des fermes. On estime également que l’aquaculture du saumon en Ecosse génère chaque jour autant de déjections que 600 000 habitants et engendre la prolifération d’algues entraînant la mort de la Vie marine.
Acheter des crevettes d’élevage, c’est soutenir la destruction des mangroves tropicales, écosystème par excellence. Ces élevages sont responsables de la destruction de plus de 33% des mangroves, avec comme conséquence, l’érosion des côtes, destruction des récifs de corail et privant les habitants d’une protection naturelle contre les vagues.
« Le jour viendra où le fait de tuer un animal
sera condamné au même titre que celui de tuer un humain. »
Léonard de Vinci
12) Se libérer des poissons quels qu’ils soient
(...) Nos mers et nos océans sont les poubelles de nos poubelles. Comment consommer sans se polluer doucement avec des animaux survivants dans cette pollution ?
Les prélèvements sont 2 fois supérieurs aux capacités de renouvellement naturel et pour le thon, cela est encore pire ! Les prises de thon rouge s’élèvent à 50 000 tonnes par an alors que les experts en conseillent, pour une gestion durable 15 000. Ainsi les mers et les océans se meurent chaque jour davantage. Depuis 1960, les prises sont passées de 20 à 85 millions de tonnes par an et la France est la 4ème consommatrice au Monde. A chaque poisson que vous consommez, pour le plaisir du goût, vous participez au pillage. Au rythme actuel, il est programmé une fin de la pêche dans seulement 10-20 ans, c’est-à-dire demain matin ! Le cabillaud (morue) de l’Atlantique a pratiquement disparu. La soupe d’ailerons de requin entraîne chaque année la disparition de 76 000 000 de ces animaux et l’espèce est menacée d’extinction.
Anthony Rowley dans « Une histoire mondiale de la table, stratégies de bouche », nous rappelle que 15 000 ans avant J.C, selon les fouilles archéologiques, l’homme ne consommait pas ou très peu de poissons. De plus, la pêche industrielle entraîne des dégâts collatéraux immenses en raison de ses filets dérivants longs de 100 km et du labourage des fonds par les chaluts. Ainsi 19 espèces d’albatros sur les 22 connus sont menacés d’extinction, car 100 000 d’entre eux meurent chaque année dans ces filets. C’est aussi le cas de 300 000 petites baleines, dauphins et marsouins. La pêche du thon, quant à elle, entraîne la disparition de 250 000 tortues.
Tout ceci doit impérativement cesser, on ne peut continuer à exterminer la Vie pour quelques minutes de plaisir de bouche égoïste. Nous avons le pouvoir de faire de meilleurs choix, des choix qui représentent notre noblesse d’âme, notre respect de la Vie, notre Amour.
« Le peu, le très peu que l’on peut faire,
il faut le faire quand même. »
Théodore Monod